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Le confinement

J’écris ici lors du confinement, plus précisément au cours de la cinquième semaine. Cinq semaines de liberté mise en quarantaine. C’est surement long, cinq semaines. Sincèrement, dans cette épreuve, j’ai choisi de rester positive, et je me sens privilégier de pouvoir le rester. Je savoure ce présent, cette vie plus douce, peut-être une opportunité finalement pour ralentir, se poser, regarder la vie autrement, face à notre fragilité.

Et puis, il y a ces questions sur « l’après », sans avoir aucun contrôle. Se jeter dans une forme d’inconnu, pleine d’incertitude, mais devoir s’y plonger pour résister. Mon domaine professionnel est lourdement impacté par cette crise sanitaire. Les marchés de créateurs et salons qui s’annulent les uns après les autres, l’achat de matières premières à l’arrêt, un temps à consacrer à son activité quasi nul (#stayhomewithbaby), des projets qui ne voient pas le jour. Ça fragilise une petite entreprise.
Alors, je prends le contre-pied et je me concentre très fort sur l’avenir. Je dessine déjà la prochaine collection, pour la saison future, et je met toute mon énergie là, dans cette passion dévorante de créer, de m’évader. Penser l’après, c’est pour moi un remède pour pallier à ce gouffre noir. Dans cet après, j’y met plein de couleurs, de joie et de LIBERTÉ. Parce-que lorsque nous pourrons à nouveau nous serrez fort les uns contre les autres, se parler sans mettre de distanciation sociale, trinquer nos verres sur la terrasse d’un café, s’émerveiller ensemble devant un spectacle ou un concert, alors, ce moment là, je le rêve déjà très fort. Il est un guide pour cette prochaine collection, et clairement il m’enivre.

Adeline